Huguette Bopke Gnacadja : « Le pouvoir c’est la liberté d’agir »

Huguette Bopke Gnacadja

 

« Le pouvoir c’est la liberté d’agir »

 

Avocate et consultante auprès des Nations Unies sur les Droits de l’Homme et du Genre, Huguette Bopke Gnacadja traduit le pouvoir par la capacité d’agir ou d’influencer pour l’intérêt du plus grand nombre. C’est avec cette motivation qu’elle exerce ses fonctions : arracher les femmes aux discriminations dont elles font l’objet et avec pour objectif d’influencer les décisions des pouvoirs publics.

 

Etre une femme est un avantage

Le leadership est selon elle marqué par le genre et estime qu’être une femme est un avantage pour exercer le pouvoir. Par son charme naturel, la femme peut utiliser intelligemment ses atouts féminins dit-elle en pesant ses mots : “dans la limite de ce qui est autorisé par la déontologie et la morale”. La femme inspire confiance et donne le sentiment que quand on lui confie une tâche, elle va l’accomplir avec beaucoup plus d’intégrité.

 

Exerçant ses fonctions depuis de nombreuses années et mère de famille, Huguette Bopke Gnacadja a dû, comme de nombreuses femmes, trouver un appui solide pour s’élever et offrir le meilleur d’elle-même. Cet appui, on peut le trouver à travers un compagnon, un conjoint, qui “est plutôt du genre à pousser vers le haut, à coopérer, car il est conscient que quand vous êtes en train de vous accomplir, c’est la face la plus épanouie de vous que vous partagez avec cette personne.” Cette aide, ce soutien, permet d’avoir la liberté d’offrir le meilleur de soi-même.

 

Le sacrifice est inévitable

Elle admet que le sacrifice est inévitable et a l’impression elle-même que tout un pan de l’enfance de ses enfants lui a un peu échappé. Elle a ce sentiment de ne pas les avoir vu grandir à un moment de leur vie, celui du passage à l’adolescence. Elle évoque un autre type de sacrifice, celui des loisirs, davantage orientés vers ses activités professionnelles : elle regarde plus volontiers des documentaires que des films, lit davantage qu’elle ne flâne pendant son temps libre, et a dû également arrêter de pratiquer certaines activités qui n’étaient plus compatibles avec son emploi du temps d’avocate.

 

 

Pour réussir il faut un but

Pour réussir il faut un but, et le visualiser clairement. De cette manière, à tout moment au cours de notre cheminement dans les moments de doute, on arrive à distinguer les obstacles comme des épreuves qui nous renforcent, des choses à polir ou encore de véritables remises en question. On sait déceler les choses qui nous détournent de notre chemin ou qui vont nous y emmener. Chaque jour elle se répète à elle-même que ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on n’ose pas les entreprendre, mais parce qu’on ose pas les entreprendre qu’elles nous semblent irréalisables.

 

 

Voir l’intégralité de l’entretien avec Huguette Bopke Gnacadja pour Femme et Pouvoir :

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