Hoda El-Helaissi : « Le pouvoir c’est l’espoir »

Hoda El-Helaissi

« Le pouvoir c’est l’espoir »

 

Elle est l’une des premières femmes à avoir intégré le parlement Saoudien, fait partie du Comité de Direction de l’Alliance Française et intervient dans de nombreux pays du monde où elle donne régulièrement des conférences. Elle a également fait un certain nombre d’études sur les figures et la place de la femme en Arabie Saoudite. Hoda El-Helaissi a donc naturellement sa propre vision du pouvoir. C’est une femme d’échange et d’interactions, elle parle d’ailleurs quatre langues, et offre à la notion de pouvoir une définition cohérente avec son parcours et les constats qu’elle a pu faire : le pouvoir c’est la compréhension.

 

Pour comprendre il faut connaître

La compréhension est nécessaire avant toute action : il faut comprendre avant de juger, il faut comprendre avant de prendre une décision. Mais pour comprendre il faut connaître : la compréhension doit être basée sur une certaine connaissance des faits. C’est essentiel lorsque l’on veut initier le dialogue avec le reste du monde. Il est très important de pouvoir communiquer avec les autres membres des parlements étrangers, notamment des pays occidentaux. Il en est de même dans la vie familiale : comprendre l’autre c’est aussi comprendre ses propres enfants.

Au delà de la place de femme dans la société saoudienne et de l’image que l’on en a, celle de la femme parlementaire est étonnamment différente, comme en témoigne Hoda El-Helaissi. Au parlement, “nous sommes tous égaux”, que ce soit au niveau des droits, du salaire.

Comment gère-t-on son temps lorsque l’on est maman de trois enfants et que l’on a une telle carrière professionnelle ? De la même manière que toutes les autres femmes du monde, dit-elle tout simplement, avec beaucoup de difficultés lorsqu’ils sont en bas âge puis, cela devient plus simple lorsqu’ils grandissent. Ce double rôle lui apporte beaucoup de satisfaction lorsqu’elle regarde en arrière. “Mais si on demande à mes enfants s’ils pensent que Maman aurait pu faire plus, ils répondraient très certainement oui. Et je crois que c’est le fait de tous les enfants dans le monde”.

 

Rêvez, il faut rêver

Si elle avait un message à faire passer aux plus jeunes ce serait celui-ci : “Rêvez ! Il faut rêver. Et si ça ne marche pas, c’est aussi très bien, il y aura quelque chose de meilleur. Il faut toujours rêver.”

Pour elle, il est clair qu’on n’arrive à rien sans éducation. Et par éducation, elle n’entend pas nécessairement le fait d’être diplômé ou non. “Cela peut être l’éducation de la vie, l’éducation à la maison, pas forcément l’école ou l’université.” L’essentiel est là et on en revient à la notion initiale qu’elle rattache au pouvoir : il faut comprendre, connaître le monde qui nous entoure.

 

Que sera, sera

Fière à la fois d’être parvenue à concilier son rôle de mère et sa vie professionnelle, elle témoigne néanmoins avec un sourire empreint d’une certaine nostalgie face à l’indépendance de ses enfants qui ont maintenant leur propre carrière : “Quelque fois je me demande où sont ces sentiments de nécessité qu’ils avaient pour Maman quand ils étaient petits ?”

Il ne faut rien regretter : si cela marche aujourd’hui très bien, si ça ne marche pas, il ne faut pas en faire une histoire. Il faut continuer : “Que sera, sera”, c’est peut-être fataliste dans une certaine mesure mais c’est avant tout la continuité, celle d’un long trajet qu’il faut prendre et ne pas lâcher.

Elle a une vision profondément humaniste, tolérante et positive, souhaitant que l’on soit tous ensemble, toutes nationalités confondues, unis par le bienfait de ce monde.

Voir l’intégralité de l’entretien avec Hoda El-Helaissi pour Femme et Pouvoir :

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